Biélorussie : l’UE sanctionne 40 responsables de la répression mais pas Loukachenko

Un avertissement pour l’instant. Les dirigeants de l’Union européenne ont donné ce vendredi leur feu vert pour sanctionner le régime au pouvoir en Biélorussie, mais pas Alexandre Loukachenko.

Dans la nuit à la presse le président du Conseil Charles Michel a annoncé geler les avoirs des personnes responsables de la répression contre l’opposition politique, ces personnes étant également interdites d’entrée dès ce vendredi sur le territoire de l’Union. Le président Alexandre Loukachenko ne figure pas sur la liste qui comprend « une quarantaine de noms », mais cette dernière n’est pas fermée, a précisé l’ancien Premier ministre belge. « Si ça se durcit, on ne s’interdit pas de mettre M. Loukachenko sous sanctions », a abondé Emmanuel Macron.

« L’objectif, c’est une transition pacifique »

Ces sanctions étaient réclamées par l’opposition biélorusse. « Cela pourrait nous aider beaucoup », avait plaidé jeudi sa cheffe de file, Svetlana Tikhanovskaïa, réfugiée en Lituanie après avoir contesté le résultat de la présidentielle du 9 août.

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Jeudi, au téléphone, le président russe Vladimir Poutine a reproché à Emmanuel Macron sa rencontre, à Vilnius, avec la cheffe de file de l’opposition biélorusse. La jeune femme doit venir s’exprimer le 7 octobre devant l’Assemblée nationale à Paris. Poutine a jugé « inacceptable » d’interférer dans les affaires intérieures d’Etats souverains.

Mardi, en Lituanie, le président français avait défendu sa position : « L’objectif, c’est une transition pacifique, la libération des personnes qui restent en prison pour leurs opinions politiques et la tenue d’élections dans un cadre libre, sous surveillance internationale » en Biélorussie, avait-il affirmé.

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