Biélorussie : Vladimir Poutine juge « inacceptable » l’ingérence d’Emmanuel Macron

Une conversation téléphonique a eu lieu entre les deux hommes, après la rencontre à Vilnius entre Emmanuel Macron et la cheffe de file de l’opposition biélorusse

Un entretien entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron, le 26 juin 2020 (illustration).© Raphael Lafargue Un entretien entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron, le 26 juin 2020 (illustration).RECADRAGE – Une conversation téléphonique a eu lieu entre les deux hommes, après la rencontre à Vilnius entre Emmanuel Macron et la cheffe de file de l’opposition biélorusse

Comme à son habitude, Vladimir Poutine n’a pas choisi d’utiliser la langue de bois. Selon le Kremlin, le président russe a déclaré mercredi à son homologue français Emmanuel Macron que « toutes les tentatives d’interférence dans les affaires intérieures d’un Etat souverain et de pression extérieure sur les autorités légitimes sont inacceptables », dans le cadre de leurs discussions sur la Biélorussie.

Une élection contestée

La conversation téléphonique entre les deux présidents s’est tenue après la rencontre à Vilnius entre Emmanuel Macron et la cheffe de file de l’opposition biélorusse, Svetlana Tikhanovskaïa. La Biélorussie connaît des semaines de manifestations depuis la réélection du président Alexandre Loukachenko, contestée par l’opposition.

Emmanuel Macron mène une politique de dialogue avec la Russie, une position qui l’a parfois mis en désaccord avec les alliés de l’Union européenne. Mais il a récemment infléchi cette politique, se rapprochant ainsi de la ligne plus dure de l’Allemagne, notamment lorsque le ministère français des Affaires étrangères a décrit l’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny comme un « acte criminel ».

Tikhanovskaïa le 7 octobre devant les députés

Sur le dossier biélorusse, Emmanuel Macron a promis d’aider à la médiation. « L’objectif, c’est une transition pacifique, la libération des personnes qui restent en prison pour leurs opinions politiques et la tenue d’élections dans un cadre libre, sous surveillance internationale », a-t-il expliqué mardi en Lituanie, après avoir rencontré Svetlana Tikhanovskaïa. Celle-ci doit s’exprimer devant des députés français le 7 octobre. Il n’est pas certain que cette prochaine rencontre calme le président russe.

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