Le Brexit entre dans le Money Time ! Alors que les négociations sur l’accord commercial qui doit être mis en place au 31 décembre patinent, le négociateur en chef de l’Union européenne, Michel Barnier a relancé d’ultimes discussions. Et le résultat, quel qu’il soit, doit être rendu public dans les semaines qui viennent, explique sur BFM Business Clément Beaune, secrétaire d’Etat en charge des Affaires européennes.

 

« Dans tous les cas, qu’il y ait un accord ou qu’il n’y ait pas d’accord, il y aura des changements importants sur le plan économique. Il faut les anticiper » prévient-il.

C’est la raison pour laquelle la deadline est fixée bien plus tôt que le 31 décembre. « On pensait même que c’était la fin du mois d’octobre la bonne limite. On se donne quelques jours de plus pour donner une chance à la négociation mais il faut qu’on sache assez vite » poursuit Clément Beaune.

« Tout ça, cela s’organise »

Et de prévenir : « S’il y a un accord, ce qu’on espère (…) il faudra le décortiquer et le mettre en œuvre » explique le secrétaire d’Etat. « Et je le rappelle : même s’il y a un accord, il y aura des contrôles douaniers. Il y aura des contrôles sanitaires et phytosanitaires dans l’agroalimentaire, par exemple. Nous avons déjà recruté des vétérinaires, des douaniers, déployés dans les régions concernées, notamment dans les Hauts-de-France pour assurer ce dispositif. »

Dans le cas contraire, l’Europe doit aussi se préparer. « S’il n’y a pas d’accord, il faut encore plus se préparer parce qu’il y aura une difficulté supplémentaire notamment des tarifs douaniers qui seront appliqués à toutes les marchandises qui viennent du Royaume-Uni et à nos marchandises vers le Royaume-Uni » insiste le secrétaire d’Etat. « Tout ça, cela s’organise. »