Cette décision est prise suite aux plaintes récurrentes des usagers concernant des actes de racket lors de ces opérations de contrôle selon le directeur régional de la police du centre.

Une mesure qui tombe quelques jours après la publication d’un rapport dénonçant la corruption au sein des services de police. « La décision n’a aucun rapport avec ce classement. Il s’agit juste de revoir les méthodes de contrôle », se défend le directeur régional de la police sur les antennes de la télévision publique. C’est le contrôle des documents des véhicules c’est-à-dire la carte grise, le certificat de visite et le permis de conduire qui est suspendu.

« Tout contrevenant s’expose à des sanctions disciplinaires », menace le commissaire Désiré Ouedraogo. Brahim Rabo, président de l’Union des chauffeurs routiers du Faso, se dit satisfait par cette mesure. « Cela fait partie de nos revendications. Il y avait huit postes de contrôle entre l’entrée et la sortie de la ville de Ouagadougou. C’était excessif », dit-il.

Mais le contrôle sécuritaire se poursuit, souligne le directeur régional de la police.   « Si vous transportez des objets dangereux, si vous ne respectez pas les signalisations ou  utilisez votre téléphone en conduite, vous serez interpellé et verbalisé », fait-il savoir.