Coronavirus à Nice : Comment l’épidémie bouleverse le quotidien des étudiants

 Masques, cours à distance, soirées annulées : les étudiants se plient, avec plus ou moins de difficulté, aux mesures prises pour lutter contre la propagation du coronavirus

Masque obligatoire, gel hydroalcoolique partout, sens de circulation dans les couloirs et même cours à distance une semaine sur deux pour une partie des étudiants de licence afin de réduire la promiscuité dans les amphithéâtres : sur les campus de l’université Côte d’Azur, les mesures contre la propagation du coronavirus sont partout.

A la fac de droit de Nice, les juristes en herbe se plient comme les autres à ces nouvelles règles. Des amphis à la « BU », dans les couloirs et sur l’ensemble du campus Trotabas, tout le monde évolue masqué. « L’autre jour, un étudiant a baissé son masque sur son menton, raconte Issa. Le prof l’a tout de suite vu même si on était plus de cent dans la salle et il lui a demandé de le remettre correctement ».

« Cet été, c’était pas du tout respecté »

Cet étudiant en Master 1 de droit des affaires est formel : « Dans le contexte de la fac, les gens sont sérieux. C’est dehors que c’est différent, on se lâche, moi le premier ! » Estelle, en M1 de droit notarial, en a fait l’expérience : « Cet été, c’était pas du tout respecté. Je travaillais dans un bar et il y avait souvent 50 personnes dans une salle de 30 m2, la plupart du temps sans masque ».

Aujourd’hui, alors que les indicateurs épidémiques sont dans le rouge depuis plusieurs semaines dans les Alpes-Maritimes, les étudiants ont-ils adapté leur mode de vie à la présence du Covid-19 ? Orlane, en M1 fiscalité, l’a fait, et sans trop de difficulté : « Je mets le masque, je ne fais plus la bise et pour les sorties ça ne change rien, je ne sortais pas le soir de toute façon ! » Gabin, lui, aimerait bien pouvoir faire la fête mais « tout a été annulé : la soirée d’intégration, les soirées du BDE. Et en même temps, on est 300 dans l’amphi », déplore cet étudiant en première année.

« Ne pas stigmatiser les étudiants »

« C’est vrai qu’il n’y a plus les intégrations en boîte ou en camping comme les années précédentes, mais il y a encore des événements à l’extérieur, dans le respect des gestes barrière et limités à dix personnes, comme la journée des parrainages », souligne Amaury Baudoux, le président de l’association étudiante Face06. Pour lui, « il ne faut pas stigmatiser les étudiants », qui respectent comme les autres des mesures sanitaires.

La vraie difficulté, pour ce représentant étudiant, ce sont les cours en « distantiel ». Une semaine sur deux, les étudiants de première année de médecine, de sciences ou ceux en deuxième et troisième années de droit doivent suivre les cours en visioconférence. « On comprend que ce n’est pas possible d’avoir des amphis avec 1.000 étudiants, on s’adapte mais c’est compliqué. Pédagogiquement ce n’est pas l’idéal. »

Pour le président d’Université Côte d’Azur, Jeanick Brisswalter, « l’objectif est de garder un lien pédagogique entre l’étudiant et l’enseignant, grâce à ce système d’alternance, tout en garantissant des conditions sanitaires optimales. » Dans cette optique, l’université va investir plusieurs centaines de milliers d’euros pour s’équiper en caméra vidéo pour filmer les cours et renforcer les capacités de connexions.

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