Des migrantes et une infirmière d’un centre de détention affirment que des hystérectomies ont été pratiquées à leur insu.

 Toutes celles qui voyaient ce docteur subissaient une hystérectomie… Toutes.  Dawn Wooten, ancienne infirmière du centre de détention pour migrants d’Irwin, en Géorgie (sud-est), est formelle. Son témoignage est à la base d’un rapport adressé au Département de la sécurité intérieure des États-Unis sur des ablations nombreuses et injustifiées de tout ou partie de l’utérus de migrantes latino-américaines en détention.

Dans ces vingt-sept pages d’accusations, publiées le 14 septembre, quatre associations font part de témoignages de migrantes  qui n’ont pas compris pourquoi elles avaient subi une hystérectomie . Deux jours plus tard, le ministère des Affaires étrangères mexicain a annoncé qu’il allait enquêter sur ces  violations des droits de l’homme présumées dans le centre placé sous l’autorité du Service américain de l’immigration et des douanes.

Une enquête ouverte

Cette semaine, le ministre des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard a annoncé que ses services étaient en contact avec six victimes présumées . Aux États-Unis, la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi et 160 autres démocrates ont demandé l’ouverture d’une enquête immédiate .

Les Services de l’immigration, eux, nient en bloc. Ils sont aussi sous le coup d’autres accusations. Les associations ont relevé le manque de soins, la négligence et les mauvaises conditions de détention dans le centre. L’infirmière Dawn Wooten, raconte que les personnes qui présentaient des symptômes du Covid-19 n’étaient pas testées. Des accusations qui se multiplient dans les autres centres de détention.