En août 2019, Donald Neely avait été interpelé pour violation de propriété. Deux agents de police blancs, montés à cheval, l’avaient escorté à pied après avoir attaché une corde à ses menottes, une image qui rappelait l’époque des lynchages racistes aux Etats-Unis. Il avait ainsi traversé plusieurs pâtés de maison, dans le centre de la petite ville balnéaire de Galveston, devant des passants, dont certains avaient documenté les faits.

Une photographie avait notamment circulé sur les réseaux sociaux et suscité l’indignation des internautes dénonçant un traitement dégradant.

Dans la plainte déposée le 7 octobre, Donald Neely qualifie les actions des agents de police d' »extrêmes » et de « scandaleuses ». Le plaignant déclare aussi avoir eu « l’impression d’être exposé comme les esclaves l’étaient » dans une situation qui a causé « de la honte, de l’humiliation et de la peur ». Il exige une compensation d’un million de dollars.

Au moment de son interpellation, Donald Neely, qui souffre de troubles mentaux, était sans domicile fixe. Il avait été surpris alors qu’il dormait dans l’enceinte d’un bâtiment par deux agents issus d’une nouvelle unité de patrouille à cheval.

Le chef de la police locale, Vernon Hale, qui est noir, avait lui aussi communiqué, assurant que la technique de la corde était enseignée aux agents de police pour convoyer des personnes interpelées, mais qu’il avait décidé d’y mettre un terme.  Il avait présenté ses excuses à Donald Neely et précisé que ce dernier aurait normalement dû être conduit au poste de police dans un véhicule à moteur, mais que seulement des agents de la police montée étaient disponibles.