Jean-Christophe Belliard, 61 ans, occupait jusque cet été les fonctions de secrétaire général adjoint du Service européen d’action extérieure, en charge des affaires politiques. En clair, numéro deux de la diplomatie de l’Union européenne.

Auparavant, il a occupé de 2012 à 2016 le poste de directeur Afrique du Quai d’Orsay après avoir été quelques mois ambassadeur à Madagascar et en Éthiopie pendant trois ans.

Diplomate chevronné, Jean-Christophe Belliard arrive donc à Abidjan dans un contexte très particulier, à un mois d’une présidentielle à haut risque. Depuis l’annonce de sa candidature à un troisième mandat par Alassane Ouattara début août, le régime et l’opposition sont à couteaux tirés. Un bras de fer est engagé, l’opposition voulant discuter d’un certain nombre de réformes avant d’aller à toute élection. Mais reporter le scrutin, le gouvernement ne veut pas entendre parler.

Cette nomination de Jean-Christophe Belliard intervient après le rappel subit de son prédécesseur, Gilles Huberson, accusé de comportements « sexistes » par plusieurs collaboratrices, et soumis à enquête administrative à Paris.