Mettre fin aux invasions illégales de terres en Amazonie, suspendre tous les processus de régularisation de terres déboisées, augmenter les contrôles et les amendes en cas d’irrégularités… Telles sont les principales recommandations de cette coalition hétéroclite.

Elle rassemble des ONG, comme le Fonds mondial de la nature (le WWF), de grandes entreprises, comme Carrefour ou Danone, et des groupes de pression, comme l’Association brésilienne de l’Agrobusiness, présidée par Marcello Brito qui s’élève contre la déforestation. « C’est très préoccupant. Ce n’est dans l’intérêt de personne. Ni des producteurs qui travaillent dans la légalité, ni des hommes d’affaires, ni de ceux qui travaillent à la création d’une « marque Brésil ». Ça fait seulement du mal au pays », déplore-t-il.

Pour Marcio Astrini, de l’Observatoire du climat, qui ne fait pas partie de la coalition tripartite, ce genre d’initiative est salutaire, mais elle a peu de chance de faire changer le gouvernement d’avis. « On n’a jamais vu le gouvernement réagir en quoi que ce soit, même à la pression d’investisseurs internationaux malheureusement. Je suis très sceptique. Je doute que le gouvernement va se bouger », analyse-t-il.

Cette mobilisation intervient alors que les incendies de forêt ont redoublé d’intensité en Amazonie depuis le début du mois de septembre.