Le maintien en détention du journaliste algérien Khaled Drareni provoque l’indignation

Le journaliste algérien Khaled Drareni, en prison depuis fin mars, reste en détention. Le verdict de son procès en appel a été rendu mardi 15 septembre. Le correspondant de RSF et TV5 Monde, directeur du site Casbah Tribune, écope d’une peine de deux ans de prison ferme. Khaled Drareni était poursuivi pour incitation à attroupement non armé et atteinte à l’unité nationale. En Algérie comme à l’étranger, ses nombreux soutiens qui espéraient le voir mardi soir, expriment leur tristesse et leur colère.

Le verdict prononcé mardi matin par la cour d’Alger a été accueilli par l’indignation des personnes présentes, scandant des slogans comme « Khaled Drareni journaliste libre ». Sur les réseaux sociaux, son frère Chekib Drareni se dit écœuré, choqué et déçu. Pour Reporters sans frontières, dont Khaled Drareni est le correspondant en Algérie, ce verdict est scandaleux.

« RSF est scandalisé par l’entêtement de la justice algérienne, qui va à l’encontre du bon et des attentes des Algériens et Algériennes et surtout des journalistes algériens, insiste Souhaieb Khayati, le responsable du bureau Afrique du Nord de RSF. Le maintien en détention de Khaled est la preuve que c’est une justice aux ordres. »

Un symbole

Souhaieb Khayati estime que les tentatives d’intimidation du régime sont vouées à l’échec. « Le régime ne peut pas dissuader les journalistes avec ce jugement. Vue la mobilisation qu’a suscité son arrestation, il y aura d’autres Khaled en Algérie. Et ce n’est pas son incarcération pour deux ans qui va empêcher les journalistes de faire leur travail comme il faut, comme l’a fait Khaled, qui est devenu un symbole de la liberté d’expression et c’est pour ça qu’il se retrouve incarcéré sur la base d’un dossier vide. »

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