Après plusieurs reports, le mini-sommet entre les chefs d’État de la RDC, du Rwanda, de l’Ouganda et l’Angola s’est tenu par visioconférence mercredi 7 octobre. Initiateur de cette rencontre virtuelle, Félix Tshisekedi a participé depuis la ville de Goma, frontalière avec le Rwanda. Plusieurs sujets étaient au menu, mais les questions sécuritaires ont pris une grande part dans les échanges.

Sur le papier, l’ambition est grande. Les quatre dirigeants disent vouloir éradiquer les forces négatives et les groupes armés opérant dans la région des Grands Lacs et particulièrement en RDC.

« Renforcer les mécanismes sous-régionaux existants »

Si aucune décision majeure n’a été communiquée à l’issue de ces discussions qui auront duré près de trois heures, Félix Tshisekedi, João Lourenço, Paul Kagame et Yoweri Museveni ont cependant exprimé leur volonté « de renforcer les mécanismes sous-régionaux existants afin de couper les forces négatives des sources de financement ».

Certains groupes armés actifs en RDC comme les ADF, les FDLR, les Red Tabara et d’autres mouvements ont des origines et/ou des attaches soit au Rwanda, en Ouganda et au Burundi. Ces trois pays sont également accusés par l’opposition congolaise et la société civile de servir de points de sortie des minerais exploités illégalement en RDC.

« Lutter conjointement »

À ce sujet, les quatre chefs d’État ont affirmé « leur volonté de lutter conjointement contre les réseaux mafieux régionaux et internationaux qui contribuent à l’exploitation et aux commerces illicites des ressources naturelles dans la sous-région des Grands Lacs ». Les experts et les ministres des Affaires étrangères ont été responsabilisés afin de proposer les modalités pratiques des résolutions adoptées au cours de ce mini-sommet.