Les discussions se tiennent à Kati, près de Bamako, et fief en principe de la bientôt défunte junte, mais également dans le bureau du président de la transition et à la primature où le Premier ministre Moctar Ouane dessine l’architecture de la future équipe gouvernementale.

D’après nos informations, le gouvernement attendu sera composé de militaires et de civils, avec une clé de répartition. Il n’est pas du tout exclu qu’on retrouve à des postes régaliens des militaires auteur du dernier coup d’État.

Le M5 grand perdant ?

Les groupes armés du nord, impliquées dans le processus de paix, ont été sollicités. La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), l’ex-rébellion, attend par exemple une clarification sur le nombre de ses portefeuilles, avant de donner son accord définitif. Des proches de l’imam Mamoud Dicko qui reste influent sont pressentis à la tête de certains départements ministériels.

Dans le prochain gouvernement qui ne doit en principe pas dépasser 25 membres, va t-on faire de la place au M5, le mouvement de contestation qui a contribué à la chute du président Ibrahim Boubacar Keïta ? Jusqu’à mardi 19h (TU), le M5 n’avait pas été formellement consulté. C’est un peu le grand perdant de l’après-putsch. Pour la primature, le mouvement hétéroclite avait proposé quatorze noms. Tous ont été rejetés par les militaires.