Le colonel Assimi Goïta a promis lundi soir de gagner « la guerre » contre les djihadistes, dans un discours télévisé à la veille de la fête nationale. Mais la Cédéao se veut aussi préoccupée par le mauvais exemple que donnerait une junte maintenue durablement au pouvoir. Les nouveaux maîtres de Bamako, qui ont promis dès leur arrivée de rendre à terme les commandes aux civils, voulaient conserver la mainmise sur la transition. La nomination d’un ancien militaire semble une manière de compromis.

Dans un flash interrompant les programmes de la télévision nationale, le colonel Goïta, portant toujours sa tenue de camouflage et son béret vert, a fait référence aux positions internationales en évoquant le « contexte global » et les engagements internationaux du Mali pour justifier les choix du jour. La piste d’un militaire à la retraite se dessinait depuis plusieurs jours.