Une otage suisse détenue au Mali est décédée et « aurait été tuée » par ses ravisseurs, a annoncé vendredi le département fédéral des Affaires étrangères (DFAE) suisse.

« C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la mort de notre concitoyenne », a déclaré le conseiller fédéral Ignazio Cassis. « Je condamne cet acte cruel et exprime mes plus sincères condoléances aux proches de la victime », a-t-il tweeté en allemand.


Vidéo: Afghanistan: une attaque mortelle visant un gouverneur fait au moins 8 morts (AFP)

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Afghanistan: une attaque mortelle visant un gouverneur fait au moins 8 morts

Le ministère ne précise pas l’identité de l’otage et indique que ce sont les autorités françaises qui ont informé les autorités suisses « ce vendredi après-midi » que l’otage « aurait été tuée par les ravisseurs de l’organisation terroriste islamiste Jama’at Nasr al-Islam wal Muslim (JNIM) il y a environ un mois ».

Enlevée pour la deuxième fois

Selon la Radio télévision suisse (RTS), elle avait été prise en otage voilà quatre ans. Missionnaire à Tombouctou, elle était originaire de Bâle, près de Mulhouse. En 2012, elle avait déjà été kidnappée par des islamistes.

Les autorités françaises « ont été informées de cette exécution par l’intermédiaire de l’otage française récemment libérée », Sophie Pétronin.

Dernière otage française dans le monde, l’humanitaire est arrivée vendredi à la mi-journée en France après quatre années de détention au Mali aux mains de djihadistes.

Les autorités suisses, « mettent tout en œuvre pour connaître les circonstances exactes de l’exécution » de leur ressortissante « ainsi que le lieu où se trouve le corps de la victime ». « La Suisse fera tout son possible pour le rapatrier », poursuit le ministère affirmant vouloir se rapprocher du « nouveau gouvernement de transition au Mali » pour ce faire.