Certains sont arrivés en Ituri depuis plusieurs années. D’autres, il y a quelques mois. Installées principalement dans des zones du territoire d’Irumu et du territoire de Djugu, peu d’entre eux sont désormais propriétaires de parcelle de terres achetées auprès de certains chefs coutumiers. Leur vie est installée, mais la cohabitation est difficile. Certains sont accusés de spolier les terres des autochtones.

Plusieurs cas de violence ont été rapportées. Et des questions se posent pour les autorités : Qui sont ces personnes ? D’où viennent-elles ? Sont-elles toutes originaires de Bwisha, dans le Rutshuru ? Certains autochtones affirment qu’ils viennent des pays voisins. Mais à ce stade, personne ne peut l’affirmer et encore moins les services d’immigration.

Des craintes concernant la commission

Une commission spéciale a donc été créée par le gouvernement provincial d’Ituri pour procéder au recensement qui ne concerne que ces personnes. Dans la région, certains craignent des dérapages pendant l’opération puisque la province a déjà connu plusieurs tensions communautaires. Le gouvernement provincial tente de rassurer : « C’est d’abord pour des raisons sécuritaires et administratives » dit-il.

Deux réunions ont déjà été organisées au niveau provincial. Et un premier rapport préliminaire a même déjà été élaboré.