TRANSGAMBIENNE – La colère noire des chauffeurs de Bounkiling

« La Gambie n’a plus intérêt à ouvrir ses frontières avec le Sénégal » : telle est la conviction des chauffeurs de 7 places des gares routières de Médina Wandifa et de Sénoba qui se demandent si ce sont les véhicules qui propagent le coronavirus ou les personnes. Baba Diarra, le président de la gare routière de Médina Wandifa d’expliquer que les bus en provenance de Dakar ou de Ziguinchor déversent leurs clients de part et d’autre des frontières. Les clients remettent la main à la poche pour se faire transporter par les taxis et motos Jakarta gambiens pour l’autre bout. En ce moment, poursuit-il, les bus et autres cars de transport traversent à vide la Gambie et retrouvent leurs clients de l’autre côté moyennant des sommes faramineuses.
 
« N’est-ce pas une manière d’enrichir la Gambie et ses transporteurs ? », S’interroge Baba Diarra qui demande aux autorités de fermer la frontière pour tous ou de la rouvrir pour tous. Une injustice que déplore également Mbaye Diop, de la gare routière de Sénoba qui, à son tour, explique que si les véhicules 7 places tentent d’imiter les bus, ils ne s’en sortiraient pas.
 
En attendant, les autorités gambiennes continuent de se frotter les mains encaissant 1000 francs à l’entrée, 1000 francs à la sortie pour chaque passager, 10.000 à 25.000 francs pour les particuliers et 25 à 50.000 francs pour les transports en commun.
 
Pour dénoncer cet état de fait qui booste plus l’économie gambienne, les chauffeurs des deux gares routières regroupés hier à Sénoba veulent mettre un terme à cette surexploitation. Peut-être le Président Barro qui a inauguré hier les ponts-bascules situés entre le pont de Farafenni et Sénoba va aller dans le sens de satisfaire leurs doléances.

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